L’approche OpenSkyLab
Un processus d’ingénierie des sols en deux étapes

La première étape consiste à définir des substrats de plantation et des formulations de sol à partir de matériaux de molasse issus des travaux d’excavation. Cette étape vise à créer un substrat initial offrant des conditions propices à l’implantation des communautés microbiennes du sol, des racines des plantes et de la faune du sol.


La seconde étape consiste à co-construire, avec les plantes et le biote du sol, une structure de sol stable et les fonctions associées, indispensables à la croissance des plantes et au bon fonctionnement du sol à long terme. Cette approche repose sur sept stratégies clés :

Sept stratégies clés

1. Mélanges végétales diversifiées

avec différentes fonctions et architectures racinaires, favorisant l’accumulation et la stabilité de la matière organique du sol, tout en augmentant la disponibilité des nutriments grâce à la fixation biologique de l’azote et à la diversité des résidus végétaux.


2. Systèmes racinaires étendus

favorisant la formation de biopores et améliorant l’aération du sol ainsi que la circulation de l’eau.


3. Espèces végétales à forte production de biomasse

capables de produire une biomasse importante, aérienne et souterraine, d’accroître les apports en matière organique et de favoriser la séquestration du carbone à long terme.


4. Espèces végétales pérennes

réduisant les périodes de sol nu et limitant le travail du sol.


5. Plantes légumineuses

jouant un rôle pionnier dans les sols construits pauvres en nutriments, en fixant l’azote atmosphérique grâce à une symbiose avec des micro-organismes et en contribuant au développement de la fertilité du sol.


6. Inoculums microbiens spécifiques et transferts partiels de sol

favorisant la formation de la structure du sol grâce à l’action des micro-organismes qui colonisent naturellement le sol et à leurs interactions (symbiotiques) avec les plantes.


7. Travail superficiel du sol (profondeur maximale de 8 cm)

limité aux parcelles de plantes annuelles (sans travail du sol dans les autres cas), favorisant la formation de la structure du sol et sa colonisation par le biote du sol, ce qui peut contribuer à l’accumulation de matière organique.